Political Crisis in The Gambia: Scenarios of the Next Days

French version here: https://assodesire.com/2017/01/17/crise-politique-en-gambie-les-scenarios-des-prochains-jours/

On the 19th January 2017 the presidential term of Yahya Jammeh should end after his electoral defeat that he officially recognized before changing his mind a few days later. The man who took power by force 23 years ago persists in his refusal to hand it over to his rival Adama Barrow, the winner of the elections, and currently in “exile” in Senegal. Jammeh certainly counts on his army and especially on the new Generals that he has just made in the rush … He may also be counting on his “magic” powers.

Adama Barrow now has the support of the international community including the African Union, the UN and a significant number of Western partners.

ECOWAS is determined to make the Jammeh case a historic precedent that would give a strong signal to Africa that nothing will be the same in the region going forward. ECOWAS is supported by the African Union in its hard line: “Yahya must leave power or be driven out by force.”

All the indicators are showing that the prior dialogue initiated by ECOWAS is unlikely to succeed before 19th January 2017 when Jammeh will have no constitutional legitimacy.

Morroco is now  trying hardly to persuade Jammeh and his family to leave Banjul as soon as possible. A special mission sent by King Mohamed VI is currently in Banjul.

I am sharing possible scenarios for the next few days:

Scenario 1: Yahya Jammeh persists… On 19th January, Yahya Jammeh remains on power in the Gambia and prevents the swearing in of Adama Barrow to happen, defying ECOWAS. Either he relies on the army to remain in power, or the army re-seizes the power, taking the power vacuum as an excuse and re-entrusts it to its leader, Yahya Jammeh. The killings and forced disappearance continue in the army and within the political class, the media, human rights defenders and even among the civilian population.

ECOWAS intervenes militarily with the green light of the UN Security Council (this is not guaranteed in view of the current political and ideological tension between permanent members of the Council) and the political support of the African Union. Because of the lack of sophisticated equipment and other means such as intelligence, intervention takes time to materialize. There is a big loss of human life on both sides, and there is division and retaliation in the armed forces, within civilian populations as well as in the political class. In his wickedness Jammeh  orders the execution/killing of those who do not support him and creates chaos… this is the biggest risk of an military intervention.

Yahya Jammeh manages to escape or is arrested to be tried. Despite his resistance the Gambian army ended up capitulating. Adama Barrow takes power but there is a lot of death. A bitter victory…

Scenario 2: The Gambian army drops Jammeh: Like some of the members of Jammeh’s government, the Gambian army drops Jammeh close to the deadline and pledges allegiance to Adama Barrow. There is less damage … This is my most preferred scenario… A coup d’etat against Jammeh is not to be excluded either.

Scenario 3: Adama Barrow swears in at Gambian Embassy outside the country: In this case, he becomes the legitimate Head of State and has the power to solicit the military intervention of ECOWAS  without going through the UN Security Council … then we have some of the outcomes of Scenario 1…

Scenario 4: Yahya Jammeh leaves the country by the 19th January for a known or unknown destination…Adama Barrow, supported by ECOWAS, is inaugurated in Gambia and takes office. There is still a serious risk of revenge and witch-hunting among the population and the army. In this case Barrow has the responsibility to strongly call for unity and threaten to prosecute those who will be guilty of attacks on their fellow citizens. A big step is marked towards democracy. ECOWAS takes more authority and legitimacy. People are looking for Jammeh to prosecute him…

Which scenario is most likely to happen? … Share your opinion with me on the blog.

 

Crise Politique en Gambie: les Scenarios des Prochains Jours

La version en Englais ici: https://assodesire.com/2017/01/17/political-crisis-in-the-gambia-scenarios-of-the-next-days/

Le 19 Janvier prochain le mandat présidentiel de Yahya Jammeh devrait prendre fin après sa défaite électorale qu’il a d’abord reconnue officiellement avant de changer d’avis quelques jours après. L’homme qui a pris le pouvoir par la force il y a 23 ans persiste dans son refus de transmettre le pouvoir à son rival Adama Barrow, vainqueur, présentement en “exile” au Sénégal. Jammey compte certainement sur son armée et surtout sur les nouveaux Généraux qu’il vient de fabriquer dans la précipitation… il compte peut-être aussi sur ses pouvoirs “magiques”.

Adama Barrow a maintenant le soutien de la communauté international y compris l’Union Africaine,  l’ONU et un nombre important de partenaires occidentaux.

La CEDEAO est déterminée à faire du cas Jammeh un précédent historique qui donnerait un signal fort  à L’Afrique que rien ne sera plus comme avant dans la région. Elle est soutenue par l’Union Africaine dans sa ligne dure: “Yahya doit quitter le pouvoir ou on le chasse par la force”.

Tout porte à croire que le dialogue préalable, amorcé par la CEDEAO n’a pas de chance d’aboutir avant le 19 Janvier 2017 date à laquelle  Jammey devra perdre la légitimité de son pouvoir.

Aux dernières nouvelles, le Maroc  a envoyé une mission de la dernière chance à Banjul pour convaincre Jammeh de quitter le pays.

Je vous propose quelques scénarios pour les prochains jours:

Scenario 1: Yahya Jammey Persiste…Au 19 Janvier, Yahya Jammey reste au pouvoir en Gambie et empêche la prestation de serment d’Adama Barrow défiant la CEDEAO. Soit Il s’appuie sur l’armée pour se maintenir au pouvoir, soit  l’armée reprend le pouvoir à la faveur de la vacance du pouvoir et le re-confie à son chef, Yahya Jammey. La purge continue dans l’armée et au sein de la classe politique, des medias des défenseurs des droits de l’homme et même dans la population civile.

La CEDEAO intervient militairement avec l’accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies (Ceci n’est pas garanti eu égard à la tension politique et idéologique entre les membres permanents du Conseil) et le soutien politique de l’Union Africaine mais à cause du manque de moyens sophistiqués, l’intervention prend du temps pour se concrétiser et se réaliser.  Il y a beaucoup de pertes de vie humaines des deux côtés, des règlements de comptes ont lieu dans l’armée, dans la population civile et dans la classe politique. Dans sa méchanceté Jammeh ordonne l’exécution de ceux qui ne le soutiennent pas. C’est le plus grand risque lié à l’intervention militaire.

Yahya Jammeh réussi à s’enfuir ou est arrêté pour être jugé. Malgré  sa  résistance l’armée gambienne fini par capituler. Adama Barrow est installé au pouvoir mais on compte beaucoup de mort. Une victoire amère…

Scenario 2: L’armée gambienne lâche Jammeh: A l’instar de certains membres du gouvernement, l’armée gambienne lâche Jammeh en dernière minute et fait allégeance à   Adama Barrow. Il y a moins de dégâts… C’est le scénario que je souhaite le plus...  Un coup d’état contre Jammeh n’est pas à exclure non plus.

Scenario 3: Adama Barrow  prête serment dans une ambassade gambienne à l’extérieur du pays…, Il devient donc le Chef d’Etat légitime et a le pouvoir de solliciter l’intervention militaire de la CEDEAO sans passer par le Conseil de Sécurité… On a la même suite qu’au scénario 1…

Scenario 4: Yahya Jammey quitte le pays le 19 Janvier ou avant pour une destination connue ou inconnue…Adama Barrow, soutenu par la CEDEAO prête serment en Gambie et s’installe au pouvoir. Il y a toujours un risque sérieux de règlement de comptes et de chasse aux sorcières au sein de la population et de l’armée. Barrow doit jouer rapidement au rassembleur et menacer de juger ceux qui seront coupable d’attaques sur leurs concitoyens. Un grand pas est marqué vers la démocratie. La CEDEAO prend d’avantage d’autorité et de légitimité. On cherche Jammeh pour le juger…

Lequel des scenarios est le plus probable ?… Jugez-en vous-même et faite moi part de votre opinion sur mon blog.

Why is Africa’s Civil Society under Siege?

After years on the margins of the mainstream development agenda, addressing civic space is finally getting the attention it deserves. If the number of policy initiatives, conferences and campaigns is any indication, creating the conditions for democratic participation, citizen activism and effective civil society organisations (CSOs) is again a priority of several donors and agencies.
In large part the renewed emphasis on civic space reflects a worsening situation on the ground, especially across the African continent… Read here: ‪ http://oxfamblogs.org/fp2p/why-is-africas-civil-society-under-siege/#.WFJTocPTjhI.twitter‬  

Le «Retour» du Maroc à l’Union Africaine: Une Opportunité ou un Challenge?

Le Royaume du Maroc a présenté officiellement une demande d’adhésion à l’Acte Constitutif de l’Union Africaine pour «redevenir» membre de l’Union. La demande a également été remise au Président de la Commission de l’UA,  Dr Dlamini-Zuma par le conseiller du Roi Mohammed VI aux Affaires étrangères, Taieb Fassi Fihri, le 22 Septembre 2016, lors d’une réunion tenue en marge de la 71e session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York.

S’il est géré de bonne foi et en respectant les principes de base de l’Union Africaine, le retour du Maroc à l’Union Africaine pourrait avoir de nombreuses répercussions positives pour l’UA et potentiellement faciliter la résolution du conflit du Sahara Occidental. Dans le cas contraire, cette évolution comporte tous les risques de dangereusement diviser l’Union Africaine.

J’aimerais partager ici mes opinions personnelles sur certaines des implications de ce «retour». Voir la version en Anglais de l’article ici: http://wp.me/p4ywYV-bh

En juin et juillet 2016, le Maroc a entrepris une campagne diplomatique en prélude au Sommet de l’Union Africaine. Des émissaires marocains ont visité le Sénégal, la Côte-d’Ivoire, la Zambie, le Cameroun, l’Ethiopie, l’Egypte, le Soudan, le Kenya et la Tunisie. Quelques jours avant le Sommet, le Président Paul Kagame du Rwanda, pays hôte du Sommet a eu une visite de deux jours au Maroc et a été décoré avec la plus haute distinction d’honneur du Maroc. De même, la Zambie a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Casablanca où il a annoncé la décision de son pays d’annuler la reconnaissance de la  République Arabe Sahraouie Démocratique.

Au cours du Sommet de l’UA à Kigali, le Roi du Maroc a envoyé une lettre officielle au Président de l’Assemblée de l’Union Africaine indiquant que le Maroc souhaiterait revenir à l’UA. Le Président en exercice de l’UA, le  Tchadien Idriss Deby aurait refusé d’inscrire  ladite lettre à l’ordre du jour du Sommet. Au cours de la deuxième journée du Sommet, les délégués ont vu circulée une motion demandant la suspension de la République Arabe Sahraouie Démocratique de l’UA. La motion, qui aurait été approuvée par 28 États a été catalysée par le Président du Gabon Ali Bongo avec le soutien d’autres alliés tels que le président Macky Sall du Sénégal. La motion n’a cependant pas pu être présentée.

L’entrée du Maroc à l’Union Africaine Pourrait être Positif

Le Maroc, membre fondateur de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) avait claquée la porte y a 32 ans suite à  l’admission de la RASD comme Etat membre de l’Union. Au cours des années 2000s, l’OUA a été transformée pour devenir l’Union Africaine avec un nouveau traité ; l’Acte Constitutif de l’Union et des objectifs renforcés. Sur le plan juridique, l’UA donc est une nouvelle organisation et tous ses 54 membres actuels ont souscris à ses visions et principes fondamentaux en ratifiant le nouvel Acte Constitutif. Pour le Maroc il s’agira donc d’une adhesion, pas d’un retour…

Je n’ai pas vu le contenu de la requête du Maroc mais une telle demande implique  forcement l’acceptation sans réserve par le Maroc des principes de base de l’organisation. Le Maroc devra alors cohabiter avec tous les membres de l’UA, y compris la RASD. Ceci ouvrerait aussi la porte à une résolution pacifique et acceptable du conflit du Sahara Occidental. L’UA pourra alors regagner de l’influence pour faciliter le processus.

Des Avantages en Matière de Paix et de Sécurité : L’entrée de Maroc dans l’Union Africaine pourra augmenter les chances d’une solution africaine aux crises dans la région du Maghreb, le Maroc étant un acteur majeur en matière de sécurité en Afrique du Nord et un leader dans la lutte contre l’extrémisme et le sécularisme islamique. L’Union du Maghreb Arabe (UMA) a été la Communauté Economique Régionale la moins fonctionnelle. L’engagement du Maroc ou de l’UMA dans les opérations de soutien à  la paix  de la Force africaine en attente pourrait augmenter sa capacité de façon significative. La lutte contre le terrorisme a été l’un des défis les plus importants pour lesquels le Maroc pourra être un allié sérieux  s’il devient membre de l’Union.

Un Gain Economique Majeur: la réussite économique du Maroc serait un sérieux atout pour le programme d’intégration économique de l’Union africaine et des programmes spécifiques tels que l’Agenda 2063.

Une avancée Historique: Le retour à L’Union Africaine d’un Etat clé de l’histoire du panafricanisme projetterait une image positive du continent.

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Un Retour «Forcé» du Maroc Pourrait Dangereusement Diviser l’Union Africaine

Dans une récente interview, le Président Macky Sall du Sénégal soutenant le retour du Maroc a déclaré: «Le Maroc a décidé de revenir et a demandé que la légalité constitutionnelle internationale soit respectée, conformément aux principes de l’ONU où le Sahara Occidental n’est pas représenté comme Etat indépendant ”, se référant ainsi à la récente tentative avortée de 28 pays pour suspendre la République Arabe Sahraouie Démocratique de l’UA par une motion. Le Président Hery Rajaonarimampianina de Madagascar a également  salué la décision du Maroc et a promis de tout faire pour que ce retour légitime se concretise dès le plus vite possible.

Le Maroc multiplie des actions en faveurs des Etats membres de l’Union à travers la création et le renforcement de liens diplomatiques et économiques. Le Maroc élargis son cercle traditionnel d’amis (Afrique de l’Ouest) à d’autres régions du continent notamment avec le renforcement récent des relations diplomatiques avec le Rwanda,  l’Ouganda et la Zambie. L’élargissement de ce cercle constitue à n’en pas douter une menace réelle  pour la RASD. L’Union Africaine prend normalement ses décisions par consensus mais il est peu probable d’avoir ce consensus sur la question de maintenir la  RASD ou non au sein de l’Union Africaine. Même une majorité simple sera difficile à obtenir dans la configuration actuelle.  D’ailleurs, il n’existe aujourd’hui aucun mécanisme permettant d’expulser un Etat  membre de l’Union Africaine en dehors du cas de suspension pour non-paiement de cotisations ou en cas de coup d’Etat.

Les Etats super-influents comme l’Afrique du Sud, l’Algérie et le Nigeria sont loin de laisser passer une motion d’expulsion ou de suspension de la  RASD  de l’Union Africaine. Même au pire des cas, une action dans ce sens remettra en cause le sacro-saint principe du droit à l’autodétermination, un des principes fondateurs de l’OUA. L’Union Africaine en sortirait profondément affaiblie et devisée.

Le Maroc pourrait également utiliser une stratégie différente qui serait de faire entrée soft dans l’Union Africaine en acceptant la position actuelle de l’organisation sur le Sahara Occidental, mais continuer la bataille contre la RASD au sein de l’Union avec le soutien des alliés. Cela me semble être le scénario le plus probable mais aussi le plus facile pour intégrer  l’Union … Mais le Maroc et ses alliés réussiront- ils à bouter la SADR dehors? Telle est la question…

Il est important de souligner ici que l’Afrique a beaucoup plus a gagner d’un règlement pacifique du conflit Sahraoui sur la base des principes fondateurs de l’Union Africaine, des droits fondamentaux de l’homme et du droit international.

Pre-AU Summit Multi-Stakeholders Debate: My Opening Remarks

” 2016: African Year of Human Rights”IMG_1885

Wednesday, 29th June, 2016 – Radisson Blu Hotel, Addis Ababa

 Excellencies, Ambassadors and Representatives of International Organizations,

Colleagues, Partners and Friends,

All protocols observed!

Ladies and Gentlemen, Welcome!

It’s an honor and a pleasure for me on behalf of Oxfam, to welcome you to this Multi-Stakeholder discussion ahead of the 27th Summit of the African Union.

Our expectation is that this platform will allow us to analyze various policy options, expectations and, implications of the upcoming Summit outcomes.

The upcoming Summit is going to an interesting one ….not only because of the main theme of the year —- Human Rights with special focus on the rights of women … but also with regard to the other crucial issues on the agenda for the future of our continent and our Union.

Interestingly, 2016 is being marked by a serious decline on fundamental human rights in Africa with numerous violations of basic civil and political rights and a denial of the African Union “shared values” by a number of member states…. And the Summit itself being held far from the citizens, the right holders.

In Kigali, Heads of State and Government will have an interactive discussion, and… a solemn declaration will adopted on the theme as usual…

As a citizen of this continent, I have several questions, which I believe, are also shared by many other fellow citizens.

  • What shall we expect from Kigali?
  • Would this Summit come up with a strong and credible solution for the numerous HR violations in our continents? Torture to death of political leaders, harassment of opponents, denial of free and fair elections etc…
  • Would this Summit resolve the issue of financial dependency of the African Union from external partners? Would the African Union continue turning to partners to collect 70% of its budget?
  • Would the African passport ever get in the hand of ordinary citizens to allow them to move freely within the continent? Or, is it made only for leaders who, in fact do not need it?
  • What is the way forward to hold high ranked criminal accountable in Africa, now that the ICC is declared “non gratta” in our land while we still do not any functioning mechanism to hold accountable those who are freely killing our innocent people?
  • Who will champion discussions on electoral frauds and violence as well as unlimited presidential terms issues, knowing that if these issues are not resolved, violent conflicts will continue being our daily bread and our development plans including the Agendas 2063 /2030 will remain just “beautiful papers”.
  • Can we really convince the citizens of Burundi, South Sudan, DRC, Sudan, Western Sahara etc… that this is their Year of Human Rights?
  • How do we establish a credibility of the AU in terms of the implementation of its decisions?
  • What is the solution for our +5 Million refugees and +20 Million IDPs

Of course there are a few positive developments in our continent but looking to our challenges… we are rather on a slippery slope

Finally; Will the AUC election happened? Will the long overdue restructuring of the AUC Commission finally adopted to fit with the implementation of Agenda 2063

Ladies and gentlemen, we have a lot to chew and to digest today. Let’s make it freely and honestly…

This debate will be under Chatham House Rules in order to allow free expression…

I would like to thank sincerely our panelists and the Chair who accepted to join us despite their busy schedule at this moment: Ambassador of Ghana H.E.  Albert Yankey, Madame Jennifer Chiriga Chief of Staff of the African Union Commission Dr. George Mukundi from the African Governance Architecture, AU Commission, Comrade Don Deya from the Pan Africa Lawyers Union,  and Brenda Mofya from Oxfam International: Thank you for coming….

Thank you all for your attention; I wish us a good debate…

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